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Journée d'étude

Pratiques et représentations de l’art floral à l’ère de la restauration écologique : dialogues entre art, science et écologies végétales.

L’art floral, longtemps perçu comme décoratif devient aujourd’hui le terrain d’un dialogue renouvelé entre création, science et écologie. Face aux bouleversements environnementaux et aux crises du vivant, il apparaît comme un espace privilégié pour repenser notre relation à la nature, à travers une pratique qui unit observation, expérimentation et sensibilité.

Cette journée d’étude invite à considérer la présence des plantes, et plus particulièrement des fleurs, dans l’art, non pas comme un simple prolongement esthétique du végétal, mais comme un vecteur de restauration de la biosphère. En réunissant artistes, chercheur·se·s, philosophes, écologues, biologistes et historien·ne·s de l’art, elle propose d'explorer la manière dont les gestes créatifs, lorsqu’ils s’enracinent dans la matière vivante, peuvent devenir des actes de réparation et de cohabitation avec le vivant.

À travers des échanges, conférences, performances et expérimentations, nous chercherons à comprendre comment l’art floral peut aujourd’hui dépasser sa fonction symbolique pour devenir un outil de médiation écologique. Les plantes y sont envisagées comme partenaires et co-créatrices, témoins des interactions entre la main humaine et la logique du vivant. Cette approche ouvre un champ de réflexion sur les manières dont les pratiques artistiques peuvent contribuer à la régénération des écosystèmes et à la réinvention de nos manières d’habiter la Terre.

L’art floral devient alors un laboratoire vivant, où se tissent les savoirs et les imaginaires. En s’inspirant de la botanique, de la biologie végétale, de la chimie naturelle ou des sciences de la Terre, les artistes développent des pratiques qui s’appuient sur les processus biologiques eux-mêmes : croissance, décomposition, symbiose, photosynthèse. Ces expérimentations proposent une autre manière de faire œuvre : non pas contre la nature, mais avec elle.

Ainsi, penser l’art floral comme une pratique de restauration de la biosphère, c’est reconnaître la capacité de la création à agir sur le réel. C’est admettre que l’art peut devenir un mode d’attention et de soin, une manière de renouer les fils rompus entre culture et nature, artifice et biotope, savoirs sensibles et savoirs scientifiques.

Cette journée d’étude ouvre un espace de réflexion et de partage où s’inventent de nouvelles écologies du regard et du geste. Elle invite à repenser la place du végétal dans la création contemporaine, non plus comme décor, mais comme acteur du monde à venir, partenaire d’une pensée du vivant fondée sur la collaboration, la transformation et la responsabilité partagée.

La journée d’études est organisée avec le soutien de l’ED APESA, de l’Institut ACTE et de Ministère de l’Éducation de Taïwan.

Programme 

10h30  –  Hommage à Francis Hallé
Chiawei Chang - Doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

11h00  –   Introduction
Olga Kisseleva - MCF HDR, Institut ACTE – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

11h15  –  Les champignons pathogènes dans tous leurs états!
Alexandre Alanio - Professor, Université Paris Cité

Pause déjeuner

14h15  – L’évolution est le propre du vivant, qui est presque immortel. 
Marc-André Selosse – Professeur, Muséum national d’Histoire naturelle 

15h00  –  Expérimentations artistiques (in)visibles dans la nature.
Maria-Luiza Fragoso - Chercheuse associée, NANO – Centre d'Art et de Nouveaux Organismes, coordinatrice pédagogique, École Brésilienne d'Art et de Technologie - EBAT

15h45  – De la hiérarchie écologique à la hiérarchie artistique : la bipolarisation du destin des. organismes domestiqués.
Kun Tang – Docteur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

16h30  –  pause

16h45  –  Le jardin Stalker : interaction des plantes et des organismes restaurateurs.
Alain Ratoret – Enseignant, École Du Breuil, jardinier
Savinien Chatel – Enseignant, École Du Breuil, jardinier

17h30  –  Nymphéas sans fin.
Sophie Eloy - Attachée de collection, Musée de l'Orangerie
         
18h15  –  Échanges et conclusion  

Modération : Kun Tang, Docteur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Philippe Balhadere, architecte spécialisé en réhabilitation et paysage, École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette.

Directrice scientifique : 
Olga Kisseleva (MCF HDR Institut ACTE – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Comité scientifique :  
Olga Kisseleva (MCF HDR Institut ACTE – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne),
Chang Chiawei (doctorant à l’ED APESA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Hsinyu Wang (doctorante à l’ED APESA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Valentina Duriez (doctorante à l’ED APESA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Kun Tang (Docteur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Organisation : 
Chang Chiawei (doctorant à l’ED APESA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Kun Tang (Docteur de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)