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Colloque

« Art, Érotisme, Écologie »

Ce colloque aborde la création artistique face à la crise écologique en considérant la dimension érotique de la relation qu’entretient l’humain aux autres formes du Vivant. En effet, l’histoire de notre conception du végétal explique la nature des rapports que nous entretenons encore souvent avec le monde non-humain, alors même que la crise écologique nous presse de développer une pensée davantage biocentrée et respectueuse de l’ensemble des êtres vivants.

« L’érotique, c’est être fécond, productif » (Andreas Weber, Matter & Desire). Cette dimension désirante et fertile est fortement présente dans la culture grecque à travers les divinités du paganisme et les personnages de la littérature ancienne et de la mythologie : Éros, les Érotes, Aphrodite, Sapho, Orphée, Pan, Satyres, multiples êtres hybrides. Dans une relation érotique partagée, la notion de productivité n’a rien à voir avec la culture toxique de la performance, du burn-out et de l’épuisement (Hustle Culture). Il s’agit au contraire d’une relation fertile et saine : pour vivre nous avons besoin d’un « échange réciproque et érotique continu avec la chair du monde ». (Hannah Close, ecology-love.com)

Programme : Programme_7.pdf

Un projet porté par :

Pascale Weber, Professeure en Arts et Sciences de l’Art, École des Arts de La Sorbonne, Université Paris-Panthéon Sorbonne,

Youli Rapti, Professeure Assistante en philosophie de l’art, École des sciences mathématiques et physiques appliquées à l’Université Nationale et Technique d’Athènes,

Melita Emmanouil, Professeure Emeritus en Histoire de l’Art. Ecole d’Architecture, Université Technique d’Athènes.

Evangelia Naka, Doctorante à APESA, École des Arts de La Sorbonne, Université Paris-Panthéon Sorbonne.